intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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lizards & pumpkins & things (r. liliana shafiq)
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Ven 5 Mai - 15:39

Lizards & Pumpkins & Things

Juillet 2007 - Résidence Shafiq
L’Été battait son plein. Londres brûlait sous un soleil de plomb, et ses habitants étaient à l’affut du moindre coin d'ombre, frais et abrité, une boisson fraiche à la main. Les plus téméraires prenaient d'assaut les parcs, et cherchaient la chaleur pour dorer leurs peaux finement vêtues. D'autres avaient préféré fuir la ville et prendre d'assaut les lacs et autres points d'eau naturels. La bonne humeur régnait en maître, et tous cherchaient à profiter le plus possible des journées. Et quand tombait la nuit, les rives de la Tamise se transformaient en plages en fête, où l'on se retrouvait entre amis ou en famille, pour danser jusqu'au petit matin. L'ambiance avait de quoi rouler même les plus timide dans son tourbillon. Ainsi, on avait plusieurs fois pu apercevoir Edward parmi les enjoués, accompagné de ses acolytes de toujours : Elliot Gardner et Zachariah Shafiq. La Gazette du Sorcier titrait volontiers, clichés à l'appui, sur les folles escapades des trois jeunes hommes qui, rapidement mais sûrement, se forgeaient une solide réputation de célibataires les plus désirés de l'Empire. Bien sûr, tous trois n'étaient pas maîtres de leur destin matrimonial ; mais une règle officieuse leur permettait de profiter de leurs jeunes années, tant que cela ne jetait pas l'opprobre sur leurs familles respectives. En ce qui concernait Elliot, il y avait belle lurette qu'il s'était bâti une réputation de séducteur. Quant à Zachariah, s'il se faisait plus discrets sur ses conquête, il était fréquent de le voir en charmante compagnie. En revanche, celui que l'on trouvait toujours seul, bien que sollicité, c'était bien Edward. Charmant, il était toujours plein d'attentions, mais aucune ne remportait jamais ses faveurs.

Enfin presque. Tandis qu'il traversait les rues de la ville à pieds -le soleil était beaucoup trop agréable pour gagner la Résidence Shafiq par poudre de cheminette ! - un sourire en coin apparut sur ses lèvres. Il repensait à la une de la veille : Royalement Vôtre ! Le Prince Edward en charmante compagnie ! On pouvait y voir plusieurs clichés de sa personne, entouré de trois ou quatre demoiselles très légèrement vêtues, et qu'il faisait danser à tour de rôle au son d'une musique langoureuse. L'article en lui-même n'était pas très étoffé, bien que les rédacteurs avaient mis toute leur ardeur pour en faire un scoop. Mais à sa lecture, il avait éclaté de rire. Dans le fond, il jouait un jeu avec les médias. Un jeu auquel il prenait un certain goût, mais dans le seul et unique but de protéger ses intérêts. Les fêtes à répétition lui permettaient de créer une excellente diversion, et de donner une certaine image de lui. Une stratégie comme une autre pour cacher aux yeux du monde beaucoup trop indiscrets à son goût, les réels petits bonheurs de sa vie. Il en avait peu ; il avait commencé son apprentissage de juge, et de plus en plus, son père cherchait à lui faire porter plus de responsabilités. Et si son apprentissage lui plaisait beaucoup, tout ce qui pouvait concerner les affaires de l'état lui donnaient le tournis. Alors, quand il pouvait échapper aux dorures du Palais, Edward prenait le chemin du District 5 en direction de la Résidence Shafiq. Non pas pour retrouver Zachariah, mais bien sa petite sœur : Liliana. L'image de la jeune fille se dessina alors devant ses yeux et, pris d'une poussée de force comme si l'on venait de lui greffer des ailes, il accéléra le pas.

Fraichement diplômée de Poudlard, un petit mois s'était écoulé. Un petit mois durant lequel, quelque chose avait fleurit ; il y avait plusieurs années que les deux jeunes gens se connaissaient, se tournaient autour et se cherchaient. Et finalement, ce soir d'été où ils s'était retrouvés seuls dans les jardins, ils s'étaient trouvés. Elle l'avait regardé sous ses grands cils, ses joues aussi roses que les pétales des fleurs qui grimpaient le long des murs, et il n'avait pas su résister. Il avait cueilli ses lèvres comme on cueille le nectar d'un fruit, frais et sucré à la fois. Il avait serré entre les siennes ses mains délicates, et effleuré la plus jolie promesse de hanche qui lui avait été donnée de voir. Tout cela avec la peur au ventre. La peur de ne pas lui plaire, d'être rejeté. S'il avait eu de petites aventures adolescent, jamais encore il n'avait ressenti quelque chose de fort. Une envie perpétuelle de l'autre, de la toucher, d'entendre sa voix et de partager des moments à deux. Mais avec Liliana, c'était différent. Alors qu'il franchissait la double porte du manoir, sous les respects et la bienvenue des domestiques, il traversa les couloirs, le cœur soudain en feu. Elle lui avait manqué, et il n'avait à présent qu'une hâte : la serrer contre lui. Et il savait où la trouver. Dans son atelier où elle passait la plus grande partie de son temps à confectionner des potions et autres remèdes. Sa vocation de guérisseuse la portait depuis son plus jeune âge, et la rapprochait de lui plus encore. Tout aussi à l'aise avec les breuvages magiques, Liliana n'était certainement pas étrangère à ses bonnes notes dans le domaine. Malgré le fait qu'elle était de six années sa cadette !

« Où est ma petite confectionneuse ? » souffla-t-il, lorsqu'il passa la porte de son atelier, baignée dans une lumière tamisée. L'air y était frais, pour permettre aux diverses plantes de bien respirer, et très vite, il vit la silhouette gracile se détacher de l'ombre. Elle lui tournait le dos, occupée sans doute à une expérience. Alors, doucement, il s'approcha d'elle et, sans lui faire peur, passa une main autour de sa taille et apposant ses lèvres à ses cheveux. Le doux parfum qui s'en dégageait apaisait le rythme de son palpitant, et, avec douceur, il murmura à son oreille : « Qu'est-ce que c'est ? Un baume ? Un antidote ? Un filtre ? » Il avait prononcé le dernier mot avec un léger rire dans la voix. Comme si elle en avait besoin !
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